A quoi est-ce que je ressemble?

Album de photos

Je suis née en 1951.
Je suis mariée, et j'ai deux filles nées à Angoulème en 1980 et 1982.
Je suis moi-même née à Paris, que j'ai quitté en 1976 pour rejoindre un Charentais, et nous vivons dans un coin reculé de campagne, dans une maison que mon mari, Yves, aimait depuis son enfance et que nous avons retapée (partiellement, ce n'est toujours pas fini!). Je ne suis plus tellement "popotte", bien que je l'aie un peu été à la fin de l'adolescence.
J'étais d'accord pour devenir campagnarde, mais les années passant, cela devient de plus en plus dur... Heureusement, nous nous entendons très bien. Yves ne me demande pas d'être autre que je ne suis, et notre complicité n'est pas altérée par nos défauts réciproques (si si, nous en avons plein, surtout moi!). Donc, même si je suis très critique vis-à vis de l'institution "mariage", je m'y sens bien dans la tendresse au quotidien.

Chacun ses dadas, ses passions...
Mes dadas à moi, c'est mon métier d'instit de campagne (je commence à saturer!), les langues vivantes dans leur diversité, et plus spécialement l'espéranto, les chansons de toutes sortes (pas trop tartes quand même), les danses folkloriques (mais hélas il y a longtemps que je n'ai pas pratiqué), la musique en général, bien que ma culture en ce domaine soit intuitive et mes connaissances éparpillées.

L'espéranto, ça ne m'a pas pris tôt...
Vers 1984 ou 1985, en fait. Mais depuis, je ne cesse de m'étonner que si peu de gens le prennent en considération.

Voyage en République Tchèque... ou en Espérantie


L'espéranto m'a donné l'occasion de faire des voyages auxquels je n'aurais sans doute pas pensé auparavant.
Ainsi, en 1987 je suis partie avec ma fille âgée de 7 ans en Pologne.
En 89 toute ma famille et moi avons fait un grand périple jusqu'en Ecosse, avant de rejoindre le Congrès Universel d'Espéranto qui cette année-là avait lieu à Brighton.
En 1993, je me suis retrouvée dans une rencontre pédagogique internationale, qui utilisait l'espéranto, en république Tchèque. Le pique-nique et les saucisses grillées étaient vraiment très agréables (j'ai hélas un peu vieilli depuis :-( )
J'ai également participé à quelques rencontres internationales du mouvement Freinet (les RIDEFs).

(1993) quelque part en République Tchèque...

L' Espagne

Je me sens très européenne, mais avec une dominante latine.
Ma famille paternelle est d'origine italienne, j'ai appris l'italien au collège (un peu par hasard), mais depuis une dizaine d'années je me suis mise à apprendre aussi l'espagnol (en plus de l'espéranto). J'aimerais mieux connaître l'Espagne et le peuple espagnol...
Mes deux filles ont appris l'espagnol pendant leurs études, et nous avons voyagé plusieurs fois dans le nord de l'Espagne, spécialement en Navarre (nous aimons bien les randonnées en montagne).
En 1995, nous avons un peu visité les Asturies. C'est là que cette photo a été prise, alors que je regardais la mer d'une hauteur.

Depuis l'été 99, nous avons découvert le Val d'Aran, proche de la frontière, et particulièrement un "albergue" fort sympathique, qui aura bientôt son site sur l'internet. Je compte m'y rendre régulièrement, seule ou en famille.

Pourquoi: "Enotero", ou "Onagre"?

A cause d'un roman de Christiane Rochefort: "Archaos ou le jardin étincelant" (édité au Livre de Poche). Ce roman, ou plutôt ce conte post soixante-huitard, est un brillant et savoureux délire sur les thèmes favoris de Mme Rochefort: le rôle positif du désir, de l'appétit de vivre, la connerie des systèmes marchands, des oppressions diverses, et bien d'autres choses peu recommandables. Onagre est la princesse d'un royaume imaginaire, mais elle est tous comptes fait, bien plus naïve et raisonnable que moi. Si je devais à nouveau choisir un alias dans ce roman, j'opterais peut-être plutôt pour le personnage de la reine-mère.

Peu importe. Ma personnalité est à l'image de ce roman, dont beaucoup de personnages agissent à l'inverse des conventions. ( comme dit la chanson: "Mais quand serons-nous sages? Jamais, jamais jamais...")
"Enotero", c'est la traduction en espéranto du mot " onagre", qui est une fleur utilisée en parfumerie, pour des raisons et des propriétés que d'ailleurs j'ignore. Mais c'est surtout le nom d'un des personnages du roman ci-dessus mentionné. Et c'est en outre un âne sauvage, et une machine de guerre (hélas!), sorte de baliste (sans doute parce que ça se détend comme un coup de pied d'âne?)
Avec "onagre" on peut faire aussi par anagramme orange, ange, orage...

Dans la "réalité" (elle s'impose, hélas, même aux gens pas toujours très raisonnables), je suis enseignante dans une petite école rurale de Charente. Trois cours: CE2, CM1, CM2 (hors de France cela correspond à 3ème, 4ème, 5ème).
Mais cela n'a pas toujours été le cas, puisque je suis née à Paris.
J'ai enseigné plusieurs années en maternelle, puis après six années à Angoulème, un nouveau déménagement m'a précipitée en 1986 dans la réalité de l'école rurale. Paniquée au départ, je me suis mise à apprécier l'hétérogénéité, la possibilité de travailler dans la durée... Je travaille en partie avec des techniques "Freinet", et j'utilise beaucoup les outils produits par ce mouvement pédagogique. mais cela n'empêche pas de se poser des questions, car rien n'est jamais idéal, et avec 17 élèves en 1999 dans une petite quarantaine de mètres carrés, c'est vraiment dur!
Ce genre de classe est très agréable quand il y a une quinzaine d'élèves, mais au-delà, c'est épuisant!...
Ceci, d'autant plus que les gamins de la campagne sont en train de devenir à peu près comme ceux des villes, c'est à dire de moins en moins capables d'accepter des règles, de plus en plus "zappeurs"...
Ce qui me permet de tenir le coup, c'est la présence "virtuelle" et bienveillante de tas de collègues partageant la même réalité, autrefois sur le minitel, maintenant sur l'internet.

Pourquoi cet intérêt pour l'espéranto? Essentiellement car il me semble que c'est le meilleur moyen d'augmenter efficacement la liberté de communication au niveau international (et d'abord européen). Bien que je souhaite que la connaissance des langues étrangères aille toujours croissant, je ne pense pas que la majorité des individus puisse faire beaucoup plus qu'apprendre (de façon plus ou moins efficace) une ou deux langues. Le côté hégémonique de l'anglais me préoccupe, et je ne crois pas à sa démocratisation, sauf à sacrifier en échange la diversité linguistique et culturelle (consulter les diverses pages liées pour plus de détails sur cette position).
Il me semble que c'est d'une très grande naïveté que d'espérer de la diffusion de l'anglais une communication libre et égalitaire entre les différents individus et peuples. S'attacher à la promotion de l'anglais comme "lingua franca" du XXI ème siècle me semble également être une attitude marquée par le conformisme et un manque d'esprit critique...

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Dominique Couturier, printemps 97
Dernière modification: octobre 1999