La page anti-Front

Repentir d'une bourgeoise frontiste

On nous répète trop souvent que ce sont les classes populaires qui font le succès du Front, à cause de l'insécurité qu'elles ressentent face au chômage, à l'immigration etc...
Mais il ne faudrait surtout pas oublier que les idées diffusées par le Front sont avant tout celles de classes relativement privilégiées qui savent manipuler aussi bien les gens modestes dépourvus de sens critique, que des gens de leur propre classe.
Il aura fallu le suicide d'un employé de la ville d'Orange pour qu'une conseillère municipale frontiste prenne enfin conscience que les membres du FN local avaient agi avec elle un peu comme le font les sectes.
A 43 ans, Nicole Francoeur a enfin ouvert les yeux sur le vrai visage des "amis" qui l'avaient convaincue d'entrer au Front.
(Réflexion personnelle d'après l'article de Claude Askolovitch, L'évènement du Jeudi du 27 mars 97)

On a conscience de ce qu'est la justice sociale, la justice tout court, et de l'essence de la démocratie, ou on n'en a pas conscience. Et si l'appartenance sociale ne détermine pas complètement les opinions que l'on a, du moins ça y est souvent pour beaucoup... Quand on est patronne de PME, il n'est pas rare que l'on soit amenée à fréquenter des gens plus ou moins recommandables. Après avoir vécu à la Réunion, puis en Afrique du Sud, Nicole revient en France et s'installe dans le Vaucluse. Elle ouvre une entreprise d'aquariums. Une amie lui présente le couple Bompart.
Dîners en ville, copinage des enfants, elle devient de plus en plus proche d'eux et se laisse convaincre de la "pureté" des intentions du Front (droiture, honnêteté, dénonciation des "magouilles" des partis traditionnels...). Bompart jure ses grands dieux que si le Front prend le pouvoir, la transparence règnera, et que les impôts baisseront. Et cette grande gourde de plus de 40 ans se laisse convaincre! Bien sûr, au bout de quelque temps, ses nouveaux amis montrent peu à peu leur vrai visage, lâchant leur venin sur les immigrés et même sur l'Unicef, auquel ils considèrent ridicule de faire des dons, parce que, disent-ils, "Ils sont plus riches que nous". Ca commence à la gêner, mais ça ne l'empêche pas de "rentrer en politique", quand ses amis l'inscrivent sur leur liste aux municipales, sans l'avoir vraiment consultée, dit-elle. Ah! Les sirènes du pouvoir!...
C'est ainsi qu'elle devient, sans avoir aucune compétence en la matière, conseillère adjointe à l'éducation et aux affaires sociales de la ville d'Orange.

Dans les opposants, sachant qu'elle a vécu en Afrique du Sud, certains le lui lancent au visage. A l'en faire pleurer, dit-elle maintenant ("Je détestais l'Apartheid, j'étais révoltée par l'Afrique du Sud, j'y étais allée pour apprendre l'anglais, je l'ai quittée en 1985"). Peut-être, mais enfin n'était-elle pas capable de voir la parenté de l'idéologie du FN avec celle qui régnait là-bas quand elle y était?
Bref. Un jour, elle se fait remonter les bretelles par ses amis quand elle décide d'organiser une projection de "Pocahontas" dans une fête d'enfants!
Puis elle découvre peu à peu qu'en matière de magouilles, ses amis pourraient largement en remontrer à ceux qu'ils ont l'habitude de nommer "la bande des quatre": projet d'école privée illégale (les catholiques locaux sont trop humanistes, et accueillent chez eux des enfants pas assez blancs), évidence d'un nepotisme grandissant, et découverte de quelques autres secrets font vaciller ses convictions.
C'est finalement le suicide d'un employé municipal qui la fera basculer du côté des gens sains d'esprit.
Dans la lettre qu'il laisse, Pierre Nouveau, syndicaliste FO accuse plusieurs responsables de la municipalité, dont Nicole Francoeur. Elle est très secouée, ses acolytes par contre restent imperturbables. Peu après, elle démissionne et passe à l'opposition. Depuis, elle témoigne, notamment à France2, et elle finit par être harcelée: lancement de rumeurs, menace d'expulsion pour son entreprise...
C'est bien triste pour Mme Francoeur, mais après tout, c'est peut-être un prix nécessaire à payer pour retrouver l'estime d'elle-même? Maintenant, ce qui la ronge, c'est la crainte de voir son fils tomber dans les erreurs où elle-même était tombée...

Sans la complicité d'un certains nombre de "braves gens" aveugles et irresponsables, le Front ne pourrait pas progresser comme il l'a fait. Et on sait bien, hélas, que tous les hommes de droite ne sont pas insensibles aux thèses vomies par les nos fachos français.
Sectaire, le Front, sans doute, mais il aura fallu bien longtemps à cette "battante" pour s'en apercevoir. il faut être bien inculte ou bien aveugle pour refuser de voir que ni Front ni ses thèses ne sont fréquentables pour aucun démocrate digne de ce nom.
On peut être chef d'entreprise et pas très maline. Ca vaut peut-être mieux qu'être une ordure, comme le sont beaucoup de dirigeants du Front (car il n'y a pas d'autre alternative: imbécile ou salaud, à part peut-être ceux qui sont les deux à la fois), mais en fin de compte, tant qu'on entre dans leur jeu, le résultat est le même. Certains de nos ex-ministres devraient en prendre de la graine.

Dominique Couturier, simple citoyenne, petite fonctionnaire pas "battante" pour deux sous, aout 97

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La bêtise à l'état pur à l'assaut d'une bibliothèque rurale

Hélas, la gangrène frontiste ne sévit pas que dans le sud de la France!

La commune de Valence en Charente, avec les deux communes voisines engagées dans le RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal), a créé une bibliothèque.

C'est un lieu d'animation et de culture.
Dans le courant de l'année dernière, nous avons fait venir une exposition de la Cité des Sciences et de l'Industrie (La Villette) sur le thème "Nous sommes tous des étrangers". Cette exposition, qui pulvérise le concept de race, démontrant qu'il n'a aucune base scientifique, a été naturellement annoncée dans la presse locale.

Au bout de quelques jours, arrivait à la bibliothèque et à la mairie une lettre, torchon d'insultes racistes, que je n'ai pas sous la main, mais que j'essaierai de retrouver pour l'afficher ici tellement elle était stupide et ses arguments bas. Elle était accompagnée de photocopies d'un journal d'extrême-droite.
Nous nous sommes demandé s'il convenait de répondre à cette lettre. finalement, nous sommes tombés d'accord sur le fait qu'il valait mieux l'ignorer. Avons-nous eu tort ou raison, j'aimerais vos avis...


Je n'avais alors aucune expérience de l'internet, ni aucune idée des perspectives de lutte et de coordination que le réseau peut offrir.
Cette page est un début, et je vous demande de bien vouloir donner votre avis sur les actions possibles dans des occasions comme celles-là, si elles venaient à se renouveler.

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Dominique Couturier, le 17 aout 1997