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Pour Mmes Louise Faure et Anne Julien (article du 01/12/1999)
http://www.humanite.presse.fr/journal/1999/1999-12/1999-12-01/1999-12-01-045.html
Mesdames,
J'ignore si ce courrier pourra être acheminé jusqu'à
vous...
Juste deux mots pour vous féliciter de votre article du 01 décembre
1999 paru dans l'Humanité, et que je viens de découvrir sur la
Toile en effectuant une recherche sur le mot clé: "Femidom".
Votre article confirme ce que je venais de constater moi-même: la
profonde imprégnation mysogyne de la société, qui perdure à
l'orée du 3ème millénaire.
Il y a quelques mois, j'avais entendu les médias annoncer l'arrivée
de cette contraception, et comme ma fille, étudiante en école
d'infirmières, m'en parlait récemment, j'ai voulu, par jeu, et par
curiosité, m'en procurer.
Dans la pharmacie d'une grande surface, on ignorait tout du produit, ainsi
qu'à la pharmacie de mon village, où je décidai donc d'en
commander. Las! Quelques jours après, on m'informa que le produit
existait bien, on me fournit même son nom, mais on s'excusa de ne pouvoir
me le vendre, car notre "grossiste ne le diffuse pas".
J'ai tout de suite compris que cela était une manifestation supplémentaire
du peu de cas qu'on faisait de la liberté et de la santé des
femmes, et je me suis juré dès que possible de faire une recherche
sur l'internet. Ce que j'y ai trouvé est très édifiant. De
nombreuses pages sont consacrées au produit, mais rien ne permet de se le
procurer. Dans le rôle de l'Arlésienne: "Fémidom"!
J'imagine le scénario suivant: une jeune femme (16, ou 17 ou 25 ans,
peu importe...) se trouve avec un partenaire qui est réticent à
l'emploi du condom masculin. Pourra-t-elle, comme pourrait le faire un garçon,
descendre au coin de la rue pour acheter un "fémidom" au
distributeur automatique? Eh bien, non!
Il faudrait pour cela qu'elle ait bien réfléchi à
l'avance, et ait visité le "Planning familial", seul endroit
semble-t-il, où l'on puisse s'en procurer.
C'est dire très clairement que l'on réserve ce produit à
des rapports "familiaux" (conjugaux...). Déjà que
les femmes sont en général moins à l'aise que les hommes en
matière de sexualité, ceci n'est pas fait pour les encourager...
Quand au fait qu'elle puissent chopper le SIDA, elles n'auront que ce
qu'elle méritent, ces cochonnes qui ne sont même pas capables de
suivre les conseils du Pape!
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